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Actualité du 13/08/2019

Le document du mois

Malgré la chaleur accablante et persistante de l’été, il ne viendrait pas à l’esprit des vauclusiens ni des voyageurs de passage de piquer une tête dans les eaux polluées du Rhône. Et pourtant, il fut un temps…


S’il est aujourd’hui interdit de se baigner dans les canaux navigables, il n’en était pas de même aux siècles passés.

En 1859, M. Honoré Flandrin, exerçant la belle profession de marinier, pétitionne auprès du préfet de Vaucluse pour obtenir l’autorisation d’installer à Avignon un établissement de bains froids pour dames sur les bords du Rhône. Le représentant de l’État donne une suite favorable à la demande le 15 juin 1859, pour une exploitation de 6 mois et sous réserve du respect de certaines règles :

  • une stricte observation des recommandations des ingénieurs ;
  • une implantation conforme au plan, c’est-à-dire entre le pont saint Bénézet et le pont suspendu et entre deux concurrents, les sieurs Reynier et Odon ;
  • un arrimage de l’équipement balnéaire flottant dans la gravière. L’ancrage devra être amovible, de façon à s’en extraire rapidement si la navigation fluviale l’exige.

Ce type d’établissement, qui se développa du XIXe s. jusqu’à une bonne moitié du XXe., était placé sous la responsabilité du maire, responsable en matière de police spéciale de baignade. À ce titre, la municipalité assurait la surveillance des baigneurs en mettant à disposition un petit canot de survie et du personnel prêt à intervenir.

L’édile devait par ailleurs lutter contre les baignades "sauvages" dans le fleuve, qui s’achevaient  fréquemment par la noyade de ces pauvres imprudents. Il sollicitait pour cela le concours des propriétaires de bains. Ainsi, lorsqu’il autorisait l’activité nautique, c’était à la condition d’obtenir la gratuité des bains pour le public tous les dimanches et fêtes. En contrepartie, le tenancier obtenait de la commune à la fin de l’année une gratification pour ce service rendu à l’époque des chaleurs, soit 5 francs pour chacun des jours où l’entrée serait gratuite.

Ces bains publics, qui bénéficièrent d’un succès populaire, sont à l’origine des piscines municipales.

 

 

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