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Actualité du 19/09/2018

Mémoires d'archives

Marceline Loridan-Ivens, femme flamboyante, courageuse et vibrante, sujet de nos discussions, de nos émotions, de nos échanges après la lecture de ses livres, à la suite d’une émission littéraire, ou d’un témoignage donné à la télévision, est aussi présente aux Archives départementales de Vaucluse.

 

Mais c'est la jeune fille, née Marceline Rosenberg, arrêtée avec sa famille dans les premiers jours du mois de mars 1944, que nous avons rencontrée la première fois,  à la faveur de recherches réalisées pour La disparition des Lucioles, exposition présentée à la prison Sainte-Anne d’Avignon en 2014. Depuis lors, les demandes de chercheurs, universitaires, documentaristes, appellent régulièrement notre attention sur le séjour de Marceline en Vaucluse.

Dès juillet 1941,  elle apparaît avec les siens  sur les États nominatifs des juifs de nationalité étrangère ou étrangère résidant en Vaucluse, régulièrement établis dans chaque commune.
La seconde atteinte  faite à la famille Rosenberg prend la forme d’une lettre anonyme de dénonciation pour trafic de marchandises, écrite à Bollène et adressée au préfet le 25 avril 1943. Les faits incriminés seront infirmés par l’enquête diligentée et l’audition des témoins.

Mais le mal s’ajoute au mal. Dans les 3 premiers jours de mars 1944, le domicile dit « Château Gourdon » sera perquisitionné par les services de police de l’occupant allemand et quatre membres de la famille arrêtés.
Du séjour à la maison d’arrêt d’Avignon, entre le 1er mars et le 13 avril 1944, date de son transfert à Drancy,  les archives ne gardent pas trace. La série des  registres d’écrou a été expurgée sur les années  1942-1944 sitôt la guerre finie.
Les papiers d’Aimé Autrand, correspondant du Comité d’histoire de la seconde guerre mondiale, permettent de pallier une part des lacunes documentaires, on y trouve  notamment des dossiers nominatifs relatifs aux statistiques de la déportation.

En sortant des Archives, il faut encore gravir les marches, vers le parvis de la cathédrale et entrer dans le jardin des Doms pour saluer Marceline Rosenberg, parmi les 422 juifs déportés de Vaucluse dont les noms sont inscrits sur la plaque commémorative.

 

Voir aussi les Grands entretiens sur le site de l'INA.

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