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Actualité du 15/07/2019

Le document du mois

Connaissez-vous le terme " éphéméra " ?

Non, il ne s’agit pas du frêle petit insecte des rivières, il désigne plutôt des imprimés divers, enchâssés dans des dossiers. Il peut s’agir de publicités, de buvards, de marque-pages ou de tracts dont la particularité réside surtout dans le fait de ne pas avoir de lien avec les fonds d’archives desquels ils ont été extraits.


L’éphéméra qui nous intéresse ce mois-ci est un programme festif ambitieux pour le 14 juillet 1907 imaginé par l’asile de Montdevergues-les-Roses à destination des malades et des employés. Imaginez un peu : une retraite aux flambeaux, des jeux, de la musique, des spectacles en tous genres, un feu d’artifices, agapes midi et soir, le tout organisé dans l’enceinte de l’hôpital ! Le directeur d’alors allant même jusqu’à composer une poésie pour les malades sur le thème de la fraternité.


La mise en lumière d’un tel document nous permet d’évoquer l’origine de cet établissement dont les Archives départementales de Vaucluse conservent le fonds ancien et une partie du fonds moderne.


C’est le 16 septembre 1681 que naît la « maison des fous », érigée par la bulle du vice-légat Francesco Niccolini. La charge de cet établissement situé au pied du Rocher des Doms, est confiée alors à la confrérie des Pénitents Noirs de la Miséricorde (inventaire en cours de publication). Devenu hôpital des insensés sous la Révolution, il passe sous la tutelle du département en 1811. La patientèle est alors de 71 malades. Sous la Restauration, l’hôpital change de nom pour prendre celui de maison royale de santé. Il fait ensuite l’acquisition en 1839 d’un domaine situé sur une colline à 5km d’Avignon : Montdevergues. En juillet 1844, 30 nouveaux malades sont hospitalisés dans cette annexe. Les travaux de construction entrepris entre 1856 et 1862 vont accroître sa capacité d’accueil à 400 lits. Depuis lors, l’établissement ne cessera de se développer pour devenir le centre hospitalier que nous connaissons aujourd’hui. Il a conservé ses archives administratives et médicales des XIXe et XXe siècles.

 

 

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