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Actualité du 26/04/2019

Inventaire

S’ajoutant au fonds Chaffard, la collection des cartes postales des communes du département, issue pour l’essentiel d’une collecte régulière, réunit un ensemble de plus de 3000 vues photographiques, des dernières années du XIXe siècle jusqu’aux années 1960, constituant le plus important fonds iconographique des archives départementales.

C’est aussi un fonds ouvert qui s’enrichit régulièrement de nouveaux dons.

La quasi-totalité des communes du département de Vaucluse sont concernées par ces cartes photographiques à grande valeur documentaire ; si des villes comme Avignon et Orange l’emportent indiscutablement en quantité par le nombre de vues, c’est en raison des monuments anciens qu’elles renferment, qu’il s’agisse du palais des Papes, dont on suit les chantiers de restauration, ou des monuments romains (théâtre et arc de triomphe d’Orange) sur lesquels s’est focalisé l’œil des photographes. Mais les petites villes et les villages vauclusiens sont tout autant représentés ; ils se sont encore peu transformé et ils rivalisent sous le regard des reporters-photographes des petites maisons d’édition (J. Brun à Carpentras ou Revoul à Valréas).
 
En soixante ans, la carte postale est passée des vues « en nuage » des années 1890 à la carte « pleine feuille » en noir et blanc dont l’âge d’or s’écoule entre 1900 et 1920 : qualité technique et diversité des sujets sont au rendez-vous ; suit une période de relâchement avec de médiocres innovations comme l’introduction de la couleur sépia qui règne une trentaine d’années sur la carte postale, et précède l’arrivée de la carte couleur ; dans les années 1950, la photographie aérienne quant à elle, a renouvelé le genre par la qualité de ses prises de vues.

La carte postale donne à voir surtout des monuments – dont certains sont aujourd’hui détruits ou transformés -, des paysages, des sites exceptionnels (la Fontaine de Vaucluse ou le mont Ventoux), des moyens de transport témoins de la modernité (gare et trains), des commerces, la vie quotidienne, parfois des événements.

Les activités de tous les jours et celles occasionnelles (courses, pèlerinages, exercices militaires) ne sont pas moins absentes ; par la présence de groupes de personnages, elles mettent une fugace animation sur des images trop souvent figées.  

Un tel corpus permet de s’interroger aussi sur la représentation que l’on veut donner de son village : est-ce une vue générale, un site remarquable, ou les quelques monuments historiques fierté de la commune, voire les nouveaux monuments de la République (mairie, école, bureau de poste) ? Ou simplement des villageois, qui prennent la pause, dans un environnement que rien ne paraît altérer, comme ces joueurs de boules de Saint-Martin-de-la-Brasque. Car c’est un monde rural encore traditionnel, avec ses marchés, ses travaux agricoles, ses usages et ses fêtes, que fixe le projecteur et que diffuse la carte postale, comme révélateur d’une époque.

Avec l’évolution de la technique, la couleur écarte définitivement le noir et blanc dans la décennie 1960 en ouvrant un second âge d’or de la carte postale au cours des années 1970-2000 ; un second corpus iconographique non présent ici, a été constitué aux Archives de Vaucluse ; si les sujets y perdent en originalité, ils laissent la part toujours aussi belle aux richesses artistiques et monumentales, ainsi qu’aux sites naturels remarquables du département, tout en continuant de témoigner de la réalité des lieux.


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